Recrutement : le CV ouvre la porte, le comportement décide de la suite

Recrutement : le CV ouvre la porte, le comportement décide de la suite

Pourquoi le comportement compte autant que les compétences, des deux côtés du processus ?

Les compétences techniques, l’expérience et les qualifications sont essentielles, mais elles ne garantissent pas à elles seules un recrutement réussi. L’attitude, la communication et la capacité d’adaptation influencent souvent la collaboration et la performance dans la durée. Et cela vaut pour les deux parties : les entreprises sont elles aussi évaluées par les talents qu’elles souhaitent attirer.

Au-delà du CV

Un commercial brillant peut échouer s’il n’écoute pas ses collègues, accepte mal le feedback ou s’adapte difficilement aux changements. À l’inverse, un professionnel curieux, constructif et doté d’un bon esprit d’équipe peut développer les compétences qui lui manquent.

L’enjeu est donc d’évaluer à la fois l’expertise et les comportements professionnels, quels que soient le poste, le niveau de responsabilité ou le secteur d’activité.

Le coût d’une erreur de recrutement

Un mauvais recrutement peut entraîner des tensions internes, une baisse de productivité, une démotivation des équipes et un départ prématuré. Selon diverses études relayées par Cegid, son coût peut aller de 20 000 à 200 000 €, selon le poste et le contexte.

Pour le candidat aussi, les conséquences comptent : frustration, perte de confiance, expérience professionnelle décevante. Le décalage ne porte pas toujours sur les compétences, mais parfois sur le style de management, les attentes ou l’environnement de travail.

Le meilleur candidat sur le papier n’est pas nécessairement la bonne personne pour un environnement donné.

L’entreprise aussi est évaluée

Le recrutement est une évaluation réciproque. Le candidat observe la manière dont il est accueilli, écouté et considéré : qualité des échanges, transparence, respect des engagements, pertinence des retours.

Selon une étude IFOP pour YAGGO (2020), 84 % des actifs ont déjà vécu une mauvaise expérience de candidature, le plus souvent faute de réponse, et 6 sur 10 se disent prêts à boycotter l’entreprise concernée. Les délais comptent aussi : selon Robert Half, un quart des actifs refuseraient une offre si le processus de recrutement est trop long. À l’inverse, un processus professionnel et respectueux renforce la confiance, même lorsque la candidature n’aboutit pas.

La manière dont une entreprise traite ses candidats contribue à son attractivité, au même titre que le poste et les conditions proposées.

Technique ou comportement : que faut-il privilégier ?

Les compétences techniques peuvent souvent être développées par la formation et l’expérience. Certaines aptitudes comportementales, comme la collaboration, la gestion des désaccords ou la capacité à se remettre en question, peuvent être plus difficiles à faire évoluer.

Cela ne signifie pas que le savoir-être doit systématiquement primer sur l’expertise. L’enjeu est de distinguer les compétences indispensables dès l’arrivée des comportements qui conditionneront la réussite dans la durée.

Cette exigence vaut aussi pour les recruteurs : évaluer un candidat ne suffit pas, il faut savoir écouter, communiquer clairement et représenter fidèlement l’entreprise.

Recruter, c’est construire une relation de confiance

Chez Hondy&Co Talent Advisory, nous considérons le recrutement comme une rencontre entre des compétences, des comportements et des attentes réciproques. Concrètement, cela passe par des entretiens structurés, des mises en situation et un retour systématique à chaque candidat, afin que les deux parties fassent un choix éclairé.

Car un recrutement réussi ne consiste pas à convaincre quelqu’un d’accepter une offre, mais à créer les conditions d’une collaboration durable.

Les compétences peuvent ouvrir la porte. Le comportement contribue à construire la réussite. Et la qualité de la relation pendant le recrutement peut déterminer si cette porte s’ouvre réellement.